iD Citoyennes : Du street workout à Aytré grâce au budget participatif

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David, habitant de la Ville d’Aytré, s’est emparé du budget participatif de sa commune pour favoriser la diffusion d’une nouvelle pratique sportive : le street workout. Si vous l’ignorez, le street workout est une discipline qui se pratique en extérieur et qui mêle des exercices issus de la gymnastique et de la musculation. David et Laurie, les deux co-porteurs du projet, ont saisi l’opportunité du budget participatif d’Aytré pour déposer un projet de création d’un parcours de street workout. Ce projet a pour but de “permettre aux personnes qui n’ont pas les moyens de payer un abonnement en salle, de pratiquer gratuitement et librement le fitness ou la musculation”.

Une pétition pour mobiliser

Avant de proposer leur projet au budget participatif, David et Laurie ont fait circuler une pétition auprès de leurs amis, familles, voisins et des sportifs de la commune pour évaluer l’attente d’un projet de ce type. Après plus de 200 signatures et la création d’une page Facebook pour promouvoir le projet, un dossier est déposé sur https://budgetparticipatif.aytre.fr/.

Pour convaincre les Aytrésiens de voter en faveur du parcours de street workout, les co-porteurs du projet ont fourni un travail conséquent : “On avait fait faire quelques devis auprès de certains constructeurs, on a créé un dossier avec des images de simulation d’implantation au lac avec des photos prises du ciel. On a conçu un gros dossier et ça a plu autant aux élus qu’aux habitants d’Aytré”. Des efforts payants puisque le projet est choisi par les Aytrésiens à l’issue de la phase de vote.

Un partage mutuel dans la réalisation du projet

A ce jour, le projet est toujours en cours de réalisation. David et Laurie sont régulièrement consultés par la Ville d’Aytré : “J’ai participé à une réunion fin juin pour nous demander de choisir quel constructeur nous intéressait le plus. On avait le choix entre 5 ou 6 constructeurs pour donner un ordre de préférence”. David apprécie particulièrement ce “partage mutuel” et de ne pas avoir été “mis sur la touche” une fois le projet voté par les habitants.

Le budget participatif de la Ville d’Aytré est selon David “un beau projet” qui “permet de répondre à certaines demandes et certaines envies”. Il apprécie cette démarche dont la vertu est “d’entendre les citoyens”. Les Aytrésiens n’ont plus que quelques mois à attendre pour pouvoir profiter du parcours de street workout et se dépenser sans compter !

iD Citoyennes : valoriser les métiers manuels auprès des jeunes avec « l’outil en main »

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La Ville de Grand-Champ a mis en place une plateforme de boîte à idées numérique en 2016. Parmi les projets soumis à la Ville et dorénavant mis en oeuvre, figure “l’outil en main du Loc’h”. Nous avons échangé avec le président de l’association pour en savoir plus sur cette initiative citoyenne.

La boîte à idées de Grand-Champ

Tristan Gesret est chargé de la mise en place des projets déposés sur la boîte à idées pour la Ville de Grand-Champ. Après la validation politique de l’idée, c’est lui qui a coordonné les différents acteurs jusqu’à la concrétisation du projet sous forme d’association. Une fois son travail réalisé, il a décidé de rester lié à l’association : “le projet m’a plu et j’ai décidé de continuer après bénévolement pour l’association”.

Une association intergénérationnelle

L’objectif de l’association “L’outil en main du Loc’h” est de “faire connaître et redorer l’image des métiers manuels et du patrimoine auprès des enfants”. L’association accueille tous les mercredi des jeunes de 9 à 14 ans pour les initier aux métiers manuels aux côtés d’artisans. Les enfants peuvent s’initier à de nombreux métiers différents : “on propose 17 métiers. maçonnerie, cuisine, plomberie, bijouterie, poterie…”. L’association souhaite garantir “une relation privilégiée entre l’enfant et l’artisan”. Pour cela, le ratio est de deux jeunes maximum par artisan lors des activités. L’association compte aujourd’hui une trentaine de bénévoles, dont 23 gens de métier. Des artisans qui aiment leur métier et qui aiment surtout transmettre leur savoir-faire.

Pour donner vie à cette association, Tristan gesret a “organisé des réunions publiques de présentation du projet, fédéré un noyau dur d’artisans bénévoles, cherché des financements” et visité l’outil en main du Pornichet pour profiter de leur expérience. La Ville de Grand-Champ a également mis à disposition de l’association un local de 400 m2. Le projet a vu le jour en 9 mois seulement.

Des effets sur l’orientation des jeunes

L’association est victime de son succès car elle ne possède pas suffisamment de bénévoles pour répondre à la demande. Pour cause, les outils en main créent des vocations : “l’association nationale des outils en main indique que 40% des jeunes qui ont participé à des activités de l’association s’orientent ensuite vers des filières manuelles”. Les centres de formation d’apprentis l’ont bien compris et l’outil en main du Loc’h a lié un partenariat avec le centre de formation d’apprentis de Vannes pour “permettre aux enfants de découvrir les possibilités d’orientation qu’ils ont après le collège”.

De nouveaux projets

Désormais, le but de l’association est de mettre “le projet sur les bons rails” avant de se tenirprêt à ouvrir à un plus large public” : adultes et établissements spécialisés par exemple. Un autre objectif est de “développer les outils en main sur Vannes agglomération”. En à peine un an, la contribution déposée par une citoyenne sur la plateforme de la boîte à idées numérique de Grand-Champ a pris de l’ampleur. Une réussite qui va bientôt être suivie par la concrétisation de nouveaux projets !

En savoir plus sur “L’outil en main du Loc’h”.

 

iD Citoyennes : protéger les abeilles grâce au budget participatif

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En 2017, les Lanestériens ont choisi d’élire le projet “Des ruches sur les toits” au budget participatif. Bernard, retraité du domaine de la construction navale et habitant de Lanester depuis toujours, est le porteur de ce projet.

De l’apiculture urbaine à Lanester

En s’informant, Bernard a appris que “les ruches et les abeilles se plaisent désormais mieux en ville qu’à la campagne à cause des pesticides qui y sont déversés”. Par ailleurs, il a fait le constat que “Lanester est une ville très fleurie” et que la municipalité s’est engagée à entretenir ses espaces naturels sans utiliser de produits phytosanitaires. Bernard trouvait “dommage qu’il n’y ait pas d’abeilles pour butiner” les nombreuses fleurs de la ville. C’est pourquoi il a proposé son projet d’apiculture urbaine au budget participatif de la Ville.

A l’origine, Bernard proposait d’implanter les ruches sur les toits de quelques bâtiments publics. Cependant, “le projet n’était pas acceptable en l’état pour des raisons de sécurité”. Finalement, l’installation des ruches a migré vers une ferme pédagogique installée à Lanester. Ainsi, le projet qui visait à protéger les abeilles possède désormais un rôle de sensibilisation à cette cause auprès de la population.

Du miel un an après le budget participatif

Suite à la sélection du projet, un apiculteur professionnel a été contacté pour superviser la démarche. Trois ruches sont déjà installées à la ferme pédagogique. Deux nouvelles ruches et deux essaims d’abeilles vont être implantés grâce à l’enveloppe du budget participatif. Cette dernière permet également d’acheter du matériel et de financer une formation aux bénévoles qui animeront des ateliers auprès des visiteurs de la ferme pédagogique. La première extraction de miel a eu lieu en septembre. Seulement un an après la fin de l’édition 2017 du budget participatif !

iD Citoyennes : une give box pour donner une seconde vie aux objets quotidiens

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Rencontre avec Anthony, porteur d’un projet de l’édition 2017 du budget participatif de Talence

Anthony est porteur d’un projet de give box dans le cadre de l’édition 2017 du budget participatif de la Ville de Talence. L’idée lui est venue lors de sa mission de service civique au CROUS de Bordeaux. Son rôle était de sensibiliser les étudiants au développement durable. Il a profité du budget participatif de sa commune pour attirer l’attention des Talençais sur ce sujet.

Une give box (“boîte à donner” en français), est une cabine installée sur l’espace public et dans laquelle les habitants peuvent “déposer des objets ou des vêtements de taille moyenne, pas plus gros qu’un micro-onde”. L’objectif est de “redonner une seconde vie à des objets dont on n’a plus l’utilité” mais qui pourraient servir à d’autres personnes “plutôt que de le jeter”.

Source : https://www.facebook.com/Givebox

Les give box contribuent ainsi à réduire les déchets et à préserver nos ressources naturelles. Anthony a élaboré son projet en prenant le soin de garantir une répartition géographique et sociale équitable du territoire : “il y a des give box sur trois zones et trois quartiers avec une population différente. Une en centre ville, une autre dans un endroit pavillonnaire et une dernière dans un quartier populaire et plus dense”.

Le porteur de projet nous confie qu’il n’a “pas fait grand chose” pour que son projet soit choisi par les Talençais. Il a fait un peu de publicité sur ses réseaux sociaux personnels mais il s’est surtout appuyé sur la communication menée par la Ville de Talence : “les services de la mairie qui s’occupaient du budget participatif ont créés et imprimés des affiches de présentation des projets avec des photos et un texte explicatif”. Les porteurs de projets ont également été conviés à une réunion pour présenter leurs idées aux habitants.

Un contact continu avec la Ville

A l’issue de la phase de vote, Anthony a été “mis en contact avec le service développement durable de la Ville de Talence tout au long du processus”. Il est fréquemment consulté sur les avancées du projet et a notamment choisi l’emplacement exact des give box dans les quartiers d’implantation. Elles seront installées au cours du mois de septembre.

Enfin, Anthony se réjouit que la Ville de Talence propose un budget participatif. Selon lui, “souvent on se plaint que dans des grandes villes, en tant que citoyen, on n’a pas forcément le pouvoir d’agir”. Avec une enveloppe de 350 000 euros en 2018 et une population de 42 171 habitants, le budget participatif de la Ville représente 8.30€ par habitant. Une enveloppe qui a permis à Anthony de concrétiser son projet bénéfique pour la planète !