Protéger les enfants des violences sexuelles

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Le projet “Kits de prévention sur les agressions sexuelles pour les mineurs” a été nommé lauréat lors de la première édition du budget participatif du Conseil départemental de l’Hérault en 2019. Lydia, fondatrice de l’association Revis, a ainsi pu profiter du budget participatif de son Département pour étendre ses actions.

L’association Revis

Fondée il y a 2 ans et demi, Revis est la première association dédiée aux victimes d’inceste créée dans l’Hérault. Lydia, en a elle-même été victime. Longtemps à la recherche d’une telle structure, elle a fondé cette association pour venir en aide aux victimes d’inceste et de psychotraumatismes. L’association accompagne les victimes de plusieurs façons : conseils juridiques, suivi psychologique, groupes de paroles pour les victimes et leurs proches. L’association a pour missions d’informer, prévenir, soutenir et sensibiliser aux psychotraumatismes. Revis dirige les victimes vers les personnes ressources à qui s’adresser pour les aider à s’en sortir.

Lydia déplore le manque d’accessibilité à l’information pour les professionnels, les victimes ou même leurs proches. C’est pourquoi elle mène de multiples projets avec l’association : la création d’annuaires de réseaux, de symptômes, de thérapies, et même la création d’une application pour les victimes. Elle souhaite également développer la prévention dans les milieux scolaires. Pas seulement sur les violences sexuelles mais aussi sur l’inceste, sujet tabou puisqu’il s’agit de violences intrafamiliales. 

 

Des kits de prévention financés par le budget participatif

Le budget participatif de l’Hérault a permis de financer 3 kits de prévention :

  • Un kit pour les enfants de 3 à 6 ans contenant : 
    • Un livret Les ateliers de Rosie, qui aborde les notions d’intimité, le rapport à son corps, ce qu’on peut montrer et ce que les autres ont le droit de faire ou de ne pas faire.
    • Un livret Les ateliers de Rosie, décliné, est en cours de préparation et portera sur les émotions.

L’objectif est de créer une série de livrets qui traitera de cette thématique via le personnage principal, Rosie un flamand rose, qui parle et explique à des enfants les notions de base autour du corps.

 

  • Un kit pour les enfants de 6 à 9 ans composé du jeu de cartes Le jeu des secrets, où le but est de différencier les bons et les mauvais secrets
  • Un kit à destination des adolescent·e·s : 3 saynètes de théâtre en collaboration avec le Cours Florent, où les comédien·nes présentent une scène et demandent au public d’intervenir afin de rendre les dialogues plus adaptés. L’objectif est d’encourager les adolescent·e·s à réfléchir autour du sujet de l’inceste et de savoir comment réagir si un·e proche leur dévoile ce qu’il·elle subit.

Un guide d’accompagnement est également en cours de préparation pour les animateur·rices. Il contient les références nécessaires, ainsi qu’une brochure avec un QR code à l’intention du public adolescent. 

Pour l’instant, seuls les 2 premiers kits ont été réalisés et sont en vente, à prix coûtant, sur le site Helloasso, livrables en France et en Europe. Le 3ème kit, quant à lui, sera prêt d’ici le mois de juin. Les acheteur·ses de ces kits sont principalement des éducateur·rices, des psychologues, des professeurs ainsi que des parents.

Un tremplin pour les projets de l’association

Lydia décrit le budget participatif comme une belle expérience pleine de rencontres, qui a surtout pu l’aider à concrétiser un des projets de l’association. Plus précisément, le Conseil Départemental de l’Hérault a permis de financer une partie du projet, en rémunérant les illustrateur·rices et les impressions des kits de prévention.

Au vu des nombreuses demandes, et s’agissant du domaine de la santé publique, Lydia espère désormais pouvoir trouver du soutien auprès des infrastructures locales, voire nationales, pour faire grandir son association et promouvoir ses actions. 

Rejoindre Revis

L’association, qui compte 2 membres bénévoles fixes, manque de moyens humains et financiers pour réaliser tous ses projets. En effet, il est compliqué pour l’association de fonctionner sur du bénévolat ponctuel, et la thématique, très sensible, est probablement un frein pour trouver de nouveaux adhérent·es.

Lydia, qui travaille à plein temps dans l’association est à la recherche de financements pour embaucher du personnel, dont des professionnels, étant donné que le sujet requiert des compétences spécifiques. Si ce projet associatif vous tente, n’hésitez pas à contacter Lydia via son site internet !

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Café, croissant, post-it au menu de la seconde édition de la rencontre des partenaires iD City

Une cinquantaine de partenaires ont jusqu’à présent choisi la solution iD City pour mener leurs démarches de participation numériques. De natures diverses (collectivités territoriales, universités, bailleurs sociaux…), ces structures présentes dans toute la France forment la communauté des partenaires iD City.

Cette communauté vise à favoriser les liens entre acteurs et actrices de la participation, à développer le partage d’expériences entre pairs et à contribuer à la montée en compétences sur les questions de démocratie participative. Il s’agit également de faciliter l’appropriation de la plateforme et de réfléchir collectivement à ses évolutions et aux fonctionnalités à développer en priorité.

Le fonctionnement de la communauté des partenaires iD City repose sur 3 canaux : une plateforme numérique dédiée, des webinaires réguliers ainsi qu’une rencontre annuelle organisée à Nantes. 

La deuxième rencontre des partenaires en bref

C’est dans ce cadre qu’une dizaine de nos partenaires (venus de plus ou moins loin !) se sont retrouvés à Nantes le 10 novembre dernier pour la deuxième rencontre de la communauté. Rythmée par des moments conviviaux et des temps de réflexion collective, cette journée a permis à nos partenaires de se rencontrer, de prendre connaissance des actualités d’iD City, mais aussi d’échanger sur l’avenir de notre plateforme numérique et de la participation citoyenne de manière générale. 

Un tour d’horizon des actualités d’iD City

Après avoir fait connaissance autour d’un petit déjeuner, les partenaires présents ont pu découvrir nos actualités en se déplaçant sur différents stands. Porté par des membres de l’équipe iD City, chaque stand abordait un sujet lié à notre activité (tour d’horizon de nos partenaires et de leurs plateformes, évolutions de la plateforme à venir, etc.).

Un premier atelier sur la mobilisation des citoyen·ne·s

La deuxième partie de la matinée était dédiée à un atelier sur un sujet sollicité par nos partenaires : la mobilisation des citoyen·nes dans les démarches participatives

En sous-groupes, les participant·es étaient tout d’abord invité·es à réfléchir aux causes du manque de mobilisation des habitant·es. Ainsi, certains freins à la mobilisation sont considérés comme propres aux citoyen·nes : sentiment de manque de légitimité à participer, désintérêt général, manque de compréhension des démarches, défiance envers les pouvoirs publics. Tandis que d’autres sont attribués aux structures organisatrices : enjeux des dispositifs peu impliquants, déficit de culture de la participation, manque de visibilité et de vulgarisation des démarches menées…

Une fois le constat effectué, de nombreuses solutions ont été proposées par les participant·es pour favoriser la mobilisation et la participation, à travers différents axes : développer et diversifier la communication, diffuser la culture de la participation, favoriser la transparence ou bien récompenser l’engagement des citoyen·nes. 

La mise en commun a ensuite permis à chacun·e de recueillir des pistes de réflexion, voire des outils concrets, destinés à favoriser la mobilisation et l’implication des citoyen·nes dans les démarches participatives. Préalables indispensables à la réussite de tout dispositif de participation. 

Un second atelier à la carte

L’après-midi, nous avons souhaité permettre à nos partenaires d’aborder et d’échanger sur des sujets qui les concernent, les interrogent ou les intéressent (en lien avec la participation, évidemment !) à l’occasion d’un atelier ouvert

Plusieurs problématiques ont émergé à l’issue d’un temps de réflexion individuelle, telles que l’évaluation des démarches participatives, les évolutions de la plateforme, la formation des élu·es et des services à la participation ou bien les suites à donner aux contributions citoyennes.

Les participant·es ont choisi d’échanger en priorité sur deux sujets : les évolutions de la plateforme, ainsi que l’évaluation des démarches participatives

L’ensemble des sujets n’ayant pu être traités en une après-midi, ils seront abordés sous d’autres formats, notamment lors des webinaires proposés plusieurs fois par an à nos partenaires. 

Un grand merci aux partenaires présents, et à l’année prochaine !